Il est 7h30.
Gustav se réveille et se lève. Contrairement aux autres il n'aime pas faire la grasse matinée, il a l'impression de perdre son temps. Il adore être le seul debout, dans l'appartement silencieux et calme, il est tranquille. Pendant que les autres dorment encore il commence sa journée. A vrai dire, il aime la solitude du matin.
Il se frotte les yeux et baille un peu. Les cheveux en bataille et uniquement vêtu d'un boxer, il se dirige vers la salle de bain. Rien de mieux qu'une bonne douche pour se réveiller. Quoique, il y a peut être mieux... Il ouvre la porte et...
-Oh putain Georg chuis désolé !
Voir son ami dans la plus stricte tenue en train d'entrer dans la douche est aussi une bonne technique pour sortir complètement du coma du réveil. Le moins que l'on puisse dire c'est que Gustav ne s'attendait pas à ça. Georg n'est jamais levé avant 15 heures, alors qu'il se lave à 8 heures du mat' relève de l'improbable. Gustav est un peu choqué, ils ont beau être les meilleurs amis du monde, il ne l'avait jamais vu aussi... nu. Et ce n'est pas pour lui déplaire...
Il entend le bassiste entrer dans la douche et la refermer puis faire couler l'eau.
-Tu peux entrer Gus !
Apparemment, le fait que le batteur l'ai vu nu ne lui a fait ni chaud ni froid. Il n'en est pas de même pour le blond... Celui-ci entre dans la pièce. Maintenant que la douche est fermée il ne distingue plus qu'une forme floue, rien de précis. Il se dirige vers le lavabo et entreprend de se mouiller le visage. Pourquoi est-il gêné comme ça ? Ce n'est pas la première fois qu'il est dans la salle de bain alors que Georg se lave. Il sont amis, il n'y a aucune honte à avoir. En plus, à travers les paroies il ne peut rien voir.
Alors où est le problème ? Il se rend compte avec effarement que le problème se situe entre ses deux jambes. En effet cette partie commence elle aussi à se réveiller. S'il arrêtait d'imaginer le corps musclé du bassiste sous l'eau peut être que ça se calmerait... Mais non, il n'arrive pas à chasser ces pensées de sa tête. Paniqué, il se rue vers la porte. Sortir de cette pièce avant que Georg n'ai fini. Alors qu'il allait poser sa main sur la poignée, celui-ci le rappelle :
-Hé Gus, qu'est-ce que tu fais ?
-Je sors, j'te laisse finir...
-Bin tu voulais pas te doucher ?
-Heu si si, mais là tu y es tu vois... --'
-Et alors ?
Gustav déglutit. Mais qu'est-ce qui lui arrive aujourd'hui ? Et depuis quand Georg parle avec cette voix trop sex et lui propose de venir avec lui se laver ? Il reste immobile, ne sachant que faire. Cette situation commence vraiment à être embarrassante. De toutes façons, il ne peut pas rejoindre le bassiste, son entre-jambe ne s'est toujours pas calmée.
-Bin alors ? Tu réponds pas ? J'vais pas te bouffer tu sais xD
-Argh, oui oui je sais, mais là ça va pas être possible...
-Bin pourquoi ? T'as la trique du matin ?
Gustav devient rouge pivoine. S'il pouvait s'enfoncer dans le sol il n'hésiterait pas une seconde. Georg n'est vraiment gêné de rien, pas comme la batteur qui est totalement désorienté et confus. Mais après tout, il peut bien lui dire, Georg est un gars, ça lui arrive aussi. Sauf que lui ne fantasme pas sur son meilleur pote. Il n'est pas obligé de lui avouer que c'est lui qui lui a fait cet effet...
-Hum... bin ouais =S
Georg se marre et lui dit que c'est pas grave, de toutes façons il a l'habitude de voir « Jeannette dressée ». Le blond en déduit que le bassiste à donner un nom à sa virilité et se dit qu'il a vraiment des amis barjots.
-Et puis ça ira plus vite.
Ca c'est sûr, ça va aller vite. Il va rentrer dans la douche, se laver en 30 secondes et ressortir. Pas question qu'il se touche devant lui. C'est déjà assez gênant comme ça.
-Allez, viens !
-Ok, j'arrive...
Il rêve où le bassiste commence à s'impatienter ? Il retire son boxer et ouvre la porte vitrée de la douche. Georg est de dos. C'est mieux comme ça. Même s'il se force à ne pas regarder, il ne peut s'empêcher de penser que Georg a un cul magnifique.
-Ah bah enfin ! T'as été long.
Rien à répondre à ça. Gustav est en totale saturation du cerveau. Il se rend compte à quel point une douche c'est petit. Extrêmement petit. Surtout quand on est deux...
Georg se retourne, il sont presque collés. Il fait chaud aussi. Extrêmement chaud. L'eau dégouline sur leurs corps. La même pensée traverse leur esprit : 'comment ai-je fait pour ne pas voir plus tôt qu'il est super bien foutu ?'. Sans s'en rendre compte leurs têtes se sont rapprochées. Leurs lèvres se sont frôlées. A partir de cet instant, ils ne sont plus responsables de leurs actes.
Leurs langues se sont retrouvées, leurs bassins se sont entrechoqués. Les mains de Gustav ont glissées le long du torse mouillé du bassiste. Celui-ci a passé les siennes dans sa nuque. L'eau coulait toujours, brûlante. Pourtant des frissons ont parcourut leurs dos. Puis des gémissements les ont accompagné. Impossible de bouger, pas assez de place. Juste assez pour glisser une main jusqu'à la virilité du blond et l'empoigner. Leurs torses collés, la bouche de Georg dans le cou du blond, sa main caressant sa fierté durcie. Et Gustav, les yeux fermés, plaqué contre la paroie glacée de la cabine de douche. Celle-ci s'est vite emplie de buée, de faibles cris. De temps en temps un coude cognait contre, une main se plaquait dessus. La sueur se mêlait à l'eau, ruisselant sur leurs corps. Aucun des deux n'était en état de réfléchir. Seulement capable de se laisser submerger par les sensations. Le plaisir était tellement fort qu'il en devenait presque impossible. Georg faisait de longs va-et-vient experts, Gustav lui abandonnait son corps. La tête penchée en arrière, la bouche ouverte, il n'allait bientôt plus tenir. Dans un son rauque il atteignit le paroxysme et se déversa dans la main du bassiste. Le liquide fut vite emportée par l'eau, toujours allumée. Le blond chercha tout de suite les lèvres du châtain et les emprisonna. Un baiser fougueux, passionnée, tellement frustrant. Ils se découvraient, se goûtaient, se mordillaient... se désiraient. Le batteur aperçut une goutte d'eau qui filait sur le menton du bassiste, il la suivit, prenant le même chemin qu'elle avec sa langue. Il passa par son cou, la précéda sur son torse, son ventre... sa virilité. Georg laissa échappé un gémissement orgasmique à ce moment précis. Gustav était accroupi, sa langue jouant avec la fierté du châtain. Puis il le prit en bouche, sans prévenir. Juste assez de place pour entamer de lents va-et-vient. Georg croyait toucher les étoiles, respirant avec de plus en plus de difficulté. L'air était si embué, si bouillant. Il luttait pour ne pas crier. Pour ne pas plier sous le poids du plaisir. Gustav allait, venait, caressait, mordillait, titillait, léchait... Et lui avait les yeux grands ouverts, les mains plaquées contre la vitre. Les soupirs ne cessaient de sortir de ses lèvres entrouvertes. Ce n'était pas possible : c'était trop bon. Gustav faisait durer sa douce torture, retardant le plus possible la délivrance du bassiste. Malheureusement toute bonne chose a une fin et Georg se libéra dans la bouche du blond qui avala tout sans hésiter. Epuisé, Georg se laissa glisser le long de la cabine de douche et se retrouva en face des lèvres du batteur. Il s'embrassèrent, leurs corps collés, leurs peaux appréciant le contact de l'autre.
Comme quoi, mieux vaut se lever tôt.