Puisqu'il faut commencer...

Puisqu'il faut commencer...
Commençons par le commencement : Bienvenue!

Pourquoi ce blog?
Parce que tout simplement il n'y en a pas assez sur les GG's et parce que j'avais envie d'écrire quelques OS yaoi sur eux =D
Parce que si tu es la, c'est que tu es comme moi, un(e) pervers(e) yaoiste lemoneuse qui l'assume parfaitement xD
Parce qu'ils ont beau le nier, on le sait bien nous qu'ils sont ensemble ^^
Parce que meme le fow' de Nok' leur laisse pas suffisament de place...
Parce que les dessins de Stern sont magnifiques
Et parce que Gus et Geo nous font baver =P


J'ai donc décidé d'écrire quelques OS sur eux. Je préviens tout de suite : ils seront très court.
Bref, j'espère que ça vous plaira ^^


Sur ce blog, vous pouvez me faire part de vos délires, vos tripes sur eux... Tout ce qui fait que le yaoi est si attrayant *CHBAAF*
Si au long de ce blog vous vous rendez compte qu'il me manque une case, pas de panique, je gère! XD Quand il s'agit de partir sur des chemins douteux tels que le yaoi, le twincest, le G/G, les lemons SM, tout ce que vous voulez, je suis présente! [Après ca je crois que je ne vais plus avoir de visites --']


GG's POWAAA!
*part en sifflotant innocement*

# Posté le lundi 05 novembre 2007 06:22

Un désir passer sous silence...

Un désir passer sous silence...
Je le regarde une fois de plus.
Je le dévore des yeux une fois de plus.
Je me retiens de ne pas lui sauter dessus une fois de plus.

Il est tellement beau.

Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Vous ne pouvez pas comprendre. Moi non plus d'ailleurs.

Cela fait tellement longtemps que je l'aime. Bientôt deux ans je crois. Bientôt deux ans que je déchiffre chacun de ses gestes envers moi. Bientôt deux ans que chacun de ses sourires me fait fondre et que dès qu'il n'est plus à mes côtés je me sens vide.
Sa présence me manque chaque nuit, son odeur chaque fois que je suis seul.

Vous est-il déjà arrivé d'aimer quelqu'un sans pouvoir lui dire ? De tomber amoureux de la mauvaise personne ? C'est ce qui m'est arrivé. C'est ce que je vis. Je ne suis bien que quand je peux le voir, des fois le toucher, le frôler discrètement.
Enfin, 'bien' est un grand mot, ces moments sont seulement un bref soulagement à mon malheur.

Au tout début, quand j'ai commencé à me rendre compte de mes sentiments, j'ai eu honte. Honte d'aimer. N'est-ce pas triste ? Aimer un homme. Aimer une personne du même sexe. Je ne comprenais pas, je me sentais anormal. Effrayé, je me suis d'abord dit que ce n'était qu'un passage, que ça allait passer. Rien de bien grave. J'essayais de m'en persuader, j'évitais de le regarder, de me retrouver seul avec lui. Mais le temps m'a fait comprendre que ce n'était pas qu'un caprice. Mon désir pour lui n'a fait qu'augmenter.
Maintenant j'assume mon attirance. Enfin, je dis 'j'assume' mais personne n'est au courant, je n'en ai parlé à aucun de mes amis.
Je l'accepte moi, c'est déjà pas mal.

Il n'y a qu'un garçon sur vingt qui a se penchant pour les hommes. Il a fallu que ça tombe sur moi. Je ne me considère pas comme un 'homo', plutôt comme quelqu'un qui à été frappé par le mauvais coup de foudre. Je n'aime pas les hommes, je l'aime, c'est différent.
Il n'y a que lui qui me fasse cet effet.

Mon bonheur c'est lui. Mon malheur c'est lui.
Il n'a pas le droit d'anéantir ma vie comme ça. De quel droit occupe-t-il mes pensées ? Pourquoi me fait-il souffrir alors que je n'ai rien demandé ?
Tout simplement parce qu'il est lui. Il est tellement lui.
Et c'est ce qui m'enfonce encore un peu plus.


Il répète seul sur scène. Derrière sa batterie, il se donne à fond. Il est craquant quand il joue. Je le regarde des coulisses. Il doit penser que je suis dans ma loge en train d'accorder ma basse ou en train de rigoler avec Tom. Si seulement il savait...
Assis, torse nu sur son tabouret, il commence à suer. La batterie est un instrument extrêmement physique. J'adore le voir taper de toutes ses forces sur sa grosse caisse et ses symbales. Toujours en rythme. Il n'y a que quand il joue qu'il donne l'impression d'être heureux. J'aime quand il est heureux. J'aime quand il vit vraiment. Je l'aime tout court.
Il s'arrête et se lève. Hum, je ferai mieux de partir. Il s'éponge le visage dans une serviette... Et si je restai encore un peu ? Rien qu'un peu ? Le temps de profiter du spectacle...
Mince, trop tard, il arrive ! Ayons l'air naturel...

-Bin Geo qu'est-ce que tu fous ici ? Oô
-Moi ? Hum, rien, rien...
-Ca t'arrives souvent de ne rien faire dans les coulisses désertes d'une salle de concert ?
-Hein ? Heu... Et toi qu'est ce que tu fais ?
-Je m'entraînais. Je fais une pause, j'ai trop soif. Tu sais pas où y'a des bouteilles d'eau ?
-Va voir dans ta loge, y'en a sûrement...
-Ouais, ptètre ! J'vais voir ^^

Je le regarde partir et pour la millième fois je me dis qu'il a vraiment un sourire merveilleux. Des yeux magnifiques. Et une démarche qui me fait littéralement craquer. Je suis quand même assez chanceux, on se connaît depuis tellement longtemps qu'on est vraiment proches. Et puis on est presque tout le temps ensemble à cause du groupe. Je me demande si c'est une bonne chose. Pour moi, oui. Pour lui, je ne sais pas.

Il revient, une bouteille à la main.
-T'avais raison, y'en avait ;)
Il retire le bouchon et la porte à ses lèvres. Il en prend de longues gorgées. Lentement l'eau traverse l'entrée de sa bouche et file dans sa gorge. Il a les yeux fermés. Et moi je le regarde. Il a déjà bu les deux tiers de la petite bouteille et finit par être obligé de pencher sa tête en arrière pour que le liquide coule toujours. Les dernières gouttes et il rouvre les yeux et relève la tête.
-Ah ! Ca fait du bien ! Heu, ça va pas Georg ? T'as l'air tout bizarre...
-Hurgh... Si si !
Qu'aurai-je pu lui répondre ? Qu'il a une façon de se désaltérer trop sex ? Qu'en ce moment même je donnerai tout pour être la fine goutte d'eau qui s'échappe des ses lèvres et qui glisse le long de son menton pour venir tomber sur son torse ? Que je meurs d'envie de l'embrasser, là maintenant ? De le plaquer contre le mur et de capturer ses lèvres. De sentir sa langue caresser la mienne. De l'allonger à même le sol et passer ma main derrière sa nuque puis de goûter à sa peau. De déposer des dizaines de baisers dans son cou et de lentement glisser jusqu'à son short pour lui enlever. De m'asseoir à califourchon sur lui et de laisser ma main aller dans son boxer. De sentir son sexe durcir sous mes caresses. De pouvoir enfin le toucher. Puis de lui retirer son dernier vêtement. Et le prendre sauvagement en bouche. Qu'il lâche un hoquet de surprise puis qu'il se laisse faire. Lui expliquer que je laisserai aller ma langue autour de sa virilité. Que je commencerai de lents va-et-vient et qu'il me supplierai d'accélérer. Lui avouer que je rêverai de pouvoir le voir se mordre la lèvre et d'entendre ses gémissements étouffés. Que j'adorerai qu'il enfonce ses doigts dans mon dos et qu'il halète près de mon oreille. Qu'il se cambre et qu'il se déverse dans ma bouche. Et qu'après on reste coucher l'un contre l'autre, sur le sol froid, qu'importe. Que tout ce que je demande c'est de pouvoir coller mon corps contre le sien et de lui murmurer tout ce que je ressens pour lui. Qu'il me laisse ne serait-ce qu'une fois déposer mes lèvres sur les siennes.
Mais ça, je n'oserai jamais lui dire.

Quel gâchis. Quel dommage.

# Posté le lundi 05 novembre 2007 14:05

L'alcool ne sert pas qu'à oublier ses chagrins...

L'alcool ne sert pas qu'à oublier ses chagrins...
-Hé mais c'est quoi c'délire Gus ?

Ce matin, Georg et Gustav se sont réveillés dans le même lit. Nus. Leurs vêtements éparpillées un peu partout dans la pièce.
En se rendant compte de la situation, chacun a essayé de cacher le plus possible sa nudité à l'autre.
Un seul drap.
Gustav l'a tiré de toutes ses forces de son côté. Georg aussi. Après un instant de dur combat pour avoir le plus de couverture sur lui, ce dernier s'est retrouvé par terre, sans rien pour se cacher sous la main. Car il avait bien quelque chose sous celle-ci... Gustav avait tout le drap pour lui, Georg était nu comme un vers. Alors il avait opté pour la seule solution qui lui restait : la technique du 'je me cache les parties génitales avec mes mains'. C'est en voyant ce spectacle que Gustav s'est dit qu'il avait de la chance, et cette pensée l'étonna plus qu'elle ne l'aurait du.
Ils ne se souviennaient pas des évènements de la nuit précédente. Du moins, c'est ce qu'ils prétendaient...


*Flash Back*

Il était environs deux heures du matin. Ils rentraient d'une soirée bien arrosée et avançaient en titubant dans les couloirs de l'hôtel. Pourquoi avaient-ils bu ? Pour déstresser après cette journée harassante ? Pour délirer un bon coup ? Ou tout simplement pour avoir une excuse pour ce qui allait suivre ? Qui sait...

Au bout d'une dizaine de minutes et après de nombreux fous-rires incontrôlés, ils étaient enfin arrivés devant la porte de la chambre du bassiste.
-Ca te dirais... glips... un dernier ch'tit verre ?
-Ouaiiis... hips... Y'a rien de mieux pour bien dormireuuh...

Leur état se résumait en un seul mot : saouls. Pendant que Georg ouvrait avec difficulté la porte, Gustav se retenait au mur pour ne pas tomber. Il trouvait étrangement que ce soir le sol bougeait beaucoup trop pour pouvoir tenir debout. A peine entré, Georg s'est affalé sur le lit, un sourire béat au lèvre.
-Ha ha ! Chuis heureuuuux
-C'pas c'que t'es complètement pétééé...


Georg était heureux certes, mais il avait aussi extrêmement chaud. L'alcool avait toujours eu cet effet sur lui : au bout du quatrième verre il transpirait déjà. Il décida donc de se mettre torse nu. Puis il enleva également son pantalon. Il se retrouvait donc en boxer, à la vue de son meilleur ami qui ne put s'empêcher de dire :
-T'sais quoi ? T'es super biiien foutuu
Il avait dit ça naturellement. Effet de la boisson ou attirance exprimée malgré lui ?
-Viens là Goustii ! J'vais te dire un truckeuh..
Le blond s'était décollé du mur sur lequel il s'appuyait pour ne pas s'affaler par terre et avait avancé tant bien que mal jusqu'au lit. Se prenant les pieds dans les jambes de son ami, il avait fini par tomber sur le bassiste, sa tête dans son cou. Nullement gêné par ce poids supplémentaire, Georg lui a alors murmuré à l'oreille, qui se trouvait non loin de sa bouche :
-Toi non plus t'es pas mal...

Et c'est là que tout a basculé.
Gustav a plaqué violemment ses lèvres sur celles du bassiste. Celui-ci, répondant à l'appel de son cerveau plus que noyé par les effluves de l'alcool, entrouvrit le bouche et approfondit le baiser. Leurs langues s'enlaçaient, se séparaient et se retrouvaient. Ils s'embrassaient avec fougue jusqu'à...
-Hé mais mec, tu bandes !
En effet, Gustav bourré perdait tout de sa timidité. Georg, lui, ne fut aucunement gêné par son érection naissante et lui répondit un simple « Possible ».

En temps normal, Gustav n'aurait jamais laissé glisser sa main le long du torse du châtain pour aller trouver le boxer de celui-ci. Il n'aurait jamais empoigné brusquement le membre durci du bassiste. Et surtout, il n'aurait jamais commencé de lents va-et-vient tout en mordillant son oreille.
Mais ce soir là n'avait rien de normal.
Alors il laissa aller ses doigts sur cette virilité dressée. Et Georg se laissait faire, hoquetant d'abord de surprise puis suppliant le blond d'accélérer, ce que celui-ci fit sans rechigner : il prenait plaisir à entendre son homologue gémir et le sentir se tortiller sous lui. Il s'amusait de l'entendre respirer avec de plus en plus de difficulté et souriait à chaque soupire que le bassiste laissait échappé dès qu'il approchait un des doigts de sa main libre vers le fondement du châtain. Sentant que ce dernier n'allait pas tarder à atteindre le paroxysme, il accéléra encore ses allers retours, ce qui eut pour effet de faire gémir le bassiste un peu plus fort. Puis celui-ci se libéra dans la main du blond.

Le souffle court, Georg se rendit compte que le batteur n'était pas rester indifférent à ce qui venait de ce passer. Il regarda un bref instant la bosse qui s'était formée dans le pantalon du batteur et, sans plus attendre, inversa les rôles, commençant à déshabiller Gustav tout en l'embrassant. Il lui retira son tee-shirt, le lança à l'autre bout de la pièce, puis s'attaqua à son jean. Il fit s'allonger Gustav et ouvrit lentement sa braguette pour finir par faire glisser son pantalon à ses pieds, entraînant par la même occasion son boxer avec. Il embrassa rapidement les lèvres du batteur, puis vint lui mordiller le cou, suçoter ses tétons durcis et souffler sensuellement sur son torse pour enfin arriver à son entre-jambe et poser brusquement ses lèvres sur le bout de sa virilité. A ce contact, Gustav ouvrit grand les yeux et retint sa respiration durant quelques secondes tellement la sensation était à couper le souffle. Georg fit glisser sa langue le long de cette fierté gonflée qui s'offrait à lui, puis la prit enfin en bouche. Le batteur, ne pouvant se retenir, laissa échappé un cri rauque et totalement orgasmique. Il agrippa les draps de chaque côté de la tête du bassiste. Il n'en revenait pas que Georg soit aussi doué. En plus de faire des allers retours autour de son sexe, celui-ci caressait du bout des doigts l'intérieur des cuisses du blond, puis remontait ses mains au niveau de son nombril pour repartir en sens inverse. Il ne fallut pas longtemps pour que le blond se déverse dans la bouche de Georg, qui avala sans rechigner ce liquide chaud.
Après ça, celui-ci était remontait s'amuser encore un peu autour des tétons du blond, puis, exténués, ils s'étaient endormis.

*Fin Flash Back*



Gustav se tenait maintenant debout, enroulé dans les draps et se dirigeait vers la salle de bain, ramassant au passage ses vêtements.
Bizarrement, il ne put s'empêcher de penser que Georg avait vraiment un cul à tomber par terre.

Georg, lui, attendit que le batteur soit dans la pièce d'à côté pour enfin retirer ses mains et pouvoir se rhabiller.
Bizarrement, il ne put s'empêcher de se dire qu'il adorerait embrasser le torse du blond.


Tout est un peu vague dans leurs têtes, mais chacun se souvient vaguement de la nuit précédente.
Voir même très nettement.

Mais jamais ils n'oseront avouer à l'autre qu'ils ont adoré...
Et peut-être même qu'ils aimeraient recommencer
?

# Posté le mardi 06 novembre 2007 16:10

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 14:00

Georg ferait mieux de se lever tôt plus souvent...

Il est 7h30.
Gustav se réveille et se lève. Contrairement aux autres il n'aime pas faire la grasse matinée, il a l'impression de perdre son temps. Il adore être le seul debout, dans l'appartement silencieux et calme, il est tranquille. Pendant que les autres dorment encore il commence sa journée. A vrai dire, il aime la solitude du matin.
Il se frotte les yeux et baille un peu. Les cheveux en bataille et uniquement vêtu d'un boxer, il se dirige vers la salle de bain. Rien de mieux qu'une bonne douche pour se réveiller. Quoique, il y a peut être mieux... Il ouvre la porte et...
-Oh putain Georg chuis désolé !
Voir son ami dans la plus stricte tenue en train d'entrer dans la douche est aussi une bonne technique pour sortir complètement du coma du réveil. Le moins que l'on puisse dire c'est que Gustav ne s'attendait pas à ça. Georg n'est jamais levé avant 15 heures, alors qu'il se lave à 8 heures du mat' relève de l'improbable. Gustav est un peu choqué, ils ont beau être les meilleurs amis du monde, il ne l'avait jamais vu aussi... nu. Et ce n'est pas pour lui déplaire...
Il entend le bassiste entrer dans la douche et la refermer puis faire couler l'eau.
-Tu peux entrer Gus !
Apparemment, le fait que le batteur l'ai vu nu ne lui a fait ni chaud ni froid. Il n'en est pas de même pour le blond... Celui-ci entre dans la pièce. Maintenant que la douche est fermée il ne distingue plus qu'une forme floue, rien de précis. Il se dirige vers le lavabo et entreprend de se mouiller le visage. Pourquoi est-il gêné comme ça ? Ce n'est pas la première fois qu'il est dans la salle de bain alors que Georg se lave. Il sont amis, il n'y a aucune honte à avoir. En plus, à travers les paroies il ne peut rien voir.
Alors où est le problème ? Il se rend compte avec effarement que le problème se situe entre ses deux jambes. En effet cette partie commence elle aussi à se réveiller. S'il arrêtait d'imaginer le corps musclé du bassiste sous l'eau peut être que ça se calmerait... Mais non, il n'arrive pas à chasser ces pensées de sa tête. Paniqué, il se rue vers la porte. Sortir de cette pièce avant que Georg n'ai fini. Alors qu'il allait poser sa main sur la poignée, celui-ci le rappelle :
-Hé Gus, qu'est-ce que tu fais ?
-Je sors, j'te laisse finir...
-Bin tu voulais pas te doucher ?
-Heu si si, mais là tu y es tu vois... --'
-Et alors ?

Gustav déglutit. Mais qu'est-ce qui lui arrive aujourd'hui ? Et depuis quand Georg parle avec cette voix trop sex et lui propose de venir avec lui se laver ? Il reste immobile, ne sachant que faire. Cette situation commence vraiment à être embarrassante. De toutes façons, il ne peut pas rejoindre le bassiste, son entre-jambe ne s'est toujours pas calmée.
-Bin alors ? Tu réponds pas ? J'vais pas te bouffer tu sais xD
-Argh, oui oui je sais, mais là ça va pas être possible...
-Bin pourquoi ? T'as la trique du matin ?

Gustav devient rouge pivoine. S'il pouvait s'enfoncer dans le sol il n'hésiterait pas une seconde. Georg n'est vraiment gêné de rien, pas comme la batteur qui est totalement désorienté et confus. Mais après tout, il peut bien lui dire, Georg est un gars, ça lui arrive aussi. Sauf que lui ne fantasme pas sur son meilleur pote. Il n'est pas obligé de lui avouer que c'est lui qui lui a fait cet effet...
-Hum... bin ouais =S
Georg se marre et lui dit que c'est pas grave, de toutes façons il a l'habitude de voir « Jeannette dressée ». Le blond en déduit que le bassiste à donner un nom à sa virilité et se dit qu'il a vraiment des amis barjots.
-Et puis ça ira plus vite.
Ca c'est sûr, ça va aller vite. Il va rentrer dans la douche, se laver en 30 secondes et ressortir. Pas question qu'il se touche devant lui. C'est déjà assez gênant comme ça.
-Allez, viens !
-Ok, j'arrive...

Il rêve où le bassiste commence à s'impatienter ? Il retire son boxer et ouvre la porte vitrée de la douche. Georg est de dos. C'est mieux comme ça. Même s'il se force à ne pas regarder, il ne peut s'empêcher de penser que Georg a un cul magnifique.
-Ah bah enfin ! T'as été long.
Rien à répondre à ça. Gustav est en totale saturation du cerveau. Il se rend compte à quel point une douche c'est petit. Extrêmement petit. Surtout quand on est deux...
Georg se retourne, il sont presque collés. Il fait chaud aussi. Extrêmement chaud. L'eau dégouline sur leurs corps. La même pensée traverse leur esprit : 'comment ai-je fait pour ne pas voir plus tôt qu'il est super bien foutu ?'. Sans s'en rendre compte leurs têtes se sont rapprochées. Leurs lèvres se sont frôlées. A partir de cet instant, ils ne sont plus responsables de leurs actes.
Leurs langues se sont retrouvées, leurs bassins se sont entrechoqués. Les mains de Gustav ont glissées le long du torse mouillé du bassiste. Celui-ci a passé les siennes dans sa nuque. L'eau coulait toujours, brûlante. Pourtant des frissons ont parcourut leurs dos. Puis des gémissements les ont accompagné. Impossible de bouger, pas assez de place. Juste assez pour glisser une main jusqu'à la virilité du blond et l'empoigner. Leurs torses collés, la bouche de Georg dans le cou du blond, sa main caressant sa fierté durcie. Et Gustav, les yeux fermés, plaqué contre la paroie glacée de la cabine de douche. Celle-ci s'est vite emplie de buée, de faibles cris. De temps en temps un coude cognait contre, une main se plaquait dessus. La sueur se mêlait à l'eau, ruisselant sur leurs corps. Aucun des deux n'était en état de réfléchir. Seulement capable de se laisser submerger par les sensations. Le plaisir était tellement fort qu'il en devenait presque impossible. Georg faisait de longs va-et-vient experts, Gustav lui abandonnait son corps. La tête penchée en arrière, la bouche ouverte, il n'allait bientôt plus tenir. Dans un son rauque il atteignit le paroxysme et se déversa dans la main du bassiste. Le liquide fut vite emportée par l'eau, toujours allumée. Le blond chercha tout de suite les lèvres du châtain et les emprisonna. Un baiser fougueux, passionnée, tellement frustrant. Ils se découvraient, se goûtaient, se mordillaient... se désiraient. Le batteur aperçut une goutte d'eau qui filait sur le menton du bassiste, il la suivit, prenant le même chemin qu'elle avec sa langue. Il passa par son cou, la précéda sur son torse, son ventre... sa virilité. Georg laissa échappé un gémissement orgasmique à ce moment précis. Gustav était accroupi, sa langue jouant avec la fierté du châtain. Puis il le prit en bouche, sans prévenir. Juste assez de place pour entamer de lents va-et-vient. Georg croyait toucher les étoiles, respirant avec de plus en plus de difficulté. L'air était si embué, si bouillant. Il luttait pour ne pas crier. Pour ne pas plier sous le poids du plaisir. Gustav allait, venait, caressait, mordillait, titillait, léchait... Et lui avait les yeux grands ouverts, les mains plaquées contre la vitre. Les soupirs ne cessaient de sortir de ses lèvres entrouvertes. Ce n'était pas possible : c'était trop bon. Gustav faisait durer sa douce torture, retardant le plus possible la délivrance du bassiste. Malheureusement toute bonne chose a une fin et Georg se libéra dans la bouche du blond qui avala tout sans hésiter. Epuisé, Georg se laissa glisser le long de la cabine de douche et se retrouva en face des lèvres du batteur. Il s'embrassèrent, leurs corps collés, leurs peaux appréciant le contact de l'autre.

Comme quoi, mieux vaut se lever tôt.
Georg ferait mieux de se lever tôt plus souvent...

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 13:58

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 14:48

Tu sais, je voulais seulement t'aimer...

*POV Gustav*

Un matin je me suis réveillé et je me suis dit que je devais agir. J'avais trouvé le courage qui me manquait pour venir te parler.

Je me suis levé tout en pensant à la façon dont j'allais te l'annoncer. A la manière de t'ouvrir mon c½ur.
Ce jour là plus qu'un autre j'ai choisi avec soin ma tenue. Peut être que ça peut te paraître idiot, mais je me suis dit que si je portais le tee-shirt que tu m'avais offert tu allais le remarquer. Je pensais que ça allait te faire plaisir.
J'aurais tellement aimer te faire plaisir.

Après m'être doucher j'ai déjeuner. Oh, presque rien mais je me demande encore comment j'ai fait pour trouver l'appétit. J'avais cette boule dans le ventre, tu sais, celle qui noue les tripes. Celle qui est si désagréable.
J'essayais pourtant de déstresser, mais rien n'y faisait, elle ne partait pas.

Une fois prêt, je suis sorti, les écouteurs sur les oreilles, histoire de me détendre. Il faisait à peine jour, je me suis baladé dans la ville, comme à mon habitude. Dit comme ça tu n'as pas l'impression que c'était une journée banale, identique à toutes celles d'avant ? Pourtant c'était la première fois que tout l'album de Metallica passait dans mes oreilles sans que je ne l'entende. C'était la première fois que je ne pensais qu'au moment où j'allais rentrer. C'était la première fois que mes jambes refusaient de faire le chemin inverse.
Comme si elles me dictaient de partir loin et de t'oublier.

J'ai fini par rentrer. J'avais encore quelques heures devant moi. Quelques heures de plus à attendre, à tourner et à retourner dans ma chambre. A imaginer ce qui pourrait se passer. Comment tu allais réagir.
Dans ma tête j'ai passé tous les scénarios possibles, et , justement, celui que tu as choisi j'aurais préféré ne pas le vivre.

Pour passer le temps j'ai bien essayé de me mettre derrière ma batterie et de jouer, mais ça ne m'a pas empêché de penser à toi. Au moment que je redoutais tant mais que je comptais quand même affronter.
Pour la première fois de ma vie, mes baguettes, posées sur mes symbales ne m'ont pas attirées.


Peux-tu seulement imaginer à quel point l'attente a été longue, l'angoisse insoutenable ?



Et puis je t'ai entendu te lever. Et là j'ai vraiment commencé à paniquer. En distinguant le bruit de ta douche j'ai même penser à abandonner. A laisser tomber. Mais je me suis dit que je devais tenter ma chance. Au moins je serai fixer.
Peut être aurais-je mieux fait de renoncer ?

Chaque minute qui passait me rapprochait et m'éloignait à la fois de toi. Et j'en avais conscience. Du moins, je pensais savoir où j'allais. Ce que je ne savais pas c'était comment j'allais en revenir. La tension montait de plus en plus. La pression était tellement forte, si seulement tu pouvais imaginer... L'appréhension, toi tu ne connais pas. Tu es toujours sûr de toi, incapable de douter. Pas moi. Je ne fonce pas sans réfléchir. J'ai besoin de temps, de me sentir rassuré. Et ce jour là j'étais tout sauf rassuré. En un sens j'avais peur. Ca non plus tu ne connais pas. Tu as bien de la chance.
Mais dis toi que si j'ai ressenti tout ça, c'est à cause de toi.

J'ai attendu encore un peu, que tu prennes le temps de te réveiller complètement. Depuis le temps que je te connais, je sais bien que le réveil est toujours difficile pour toi. Enfin, je me suis dit que je pouvais y aller. Que c'était le moment de me jeter à l'eau. Je suis sorti de ma chambre, j'ai traversé le couloir jusqu'à la tienne. Puis, paniqué, je suis resté immobile devant ta porte. Impossible de faire un geste. Impossible d'avancer encore. Cela faisait tellement longtemps que je redoutais cet instant. Dans ma tête des millions de choses se bousculaient, mais une seule revenait en boucle : 'je n'y arriverai jamais'. Je savais que tu n'étais plus qu'à quelques mètres de moi, derrière cette porte.
Le dernier obstacle. Le plus dur à franchir.

Je ne sais pas comment ma main s'est retrouvée en train de frapper deux fois sur la cloison de ta chambre. Comme on le faisait toujours quand on avait quelque chose d'important à se dire. Une de nos habitudes. Je ne te l'ai jamais dit mais chaque fois que tu frappais contre mon mur, je souriais. Je savais que c'était toi. Personne d'autre. Ni Bill ni Tom ne connaissaient notre code. Et ça m'a toujours plu.
D'avoir quelque chose rien qu'à nous.

Tu m'as tout de suite répondu. « Entre Gus ». Je ne sais pas où j'ai trouvé la force de le faire, mais quelques secondes plus tard j'étais dans ta chambre. Tu étais assis sur ton lit en train de bichonner ta basse. Tu m'as regardé puis tu m'as demandé ce que je voulais te dire. J'ai ouvert la bouche. Et j'ai commencé à parler. Tu m'as écouté, sans rien dire.
J'aurai préféré que tu m'arrêtes plutôt que tu me laisses continuer.

Quand je t'ai demandé si tu avais déjà envisagé d'avoir une relation homosexuelle tu m'as répondu non. Un simple non. J'ai été naïf et je me suis dit que tu n'y avais peut être jamais pensé mais que ça ne te dérangerait pas. Comme moi. Tu sais, je n'ai pas fait exprès de tomber amoureux. Et pour te répondre, non, je n'aime pas les hommes. Je t'aime toi. Et il se trouve que tu n'es pas une fille.
Je n'y peux rien.

Un peu freiner par ta réponse je ne me suis quand même pas arrêté. Et j'ai continué mes allusions. Pourquoi m'as-tu laissé faire ? Tu me répondais si naturellement, comme si tu n'étais pas étonné de mes questions. Peut-être ne l'étais-tu pas ? Tu savais que je t'aimais ? Maintenant je me le demande.
Tu savais donc que tu allais me faire souffrir ?

Le stress ne cessait d'augmenter. Je ne pouvais plus reculer. Enfin je t'ai avoué mes sentiments. Je ne sais pas si tu as remarqué mais mes mains tremblaient. Mon c½ur lui, battait comme il ne l'avait jamais fait. Et j'avais toujours cette boule dans le ventre. T'es tu aperçu qu'en attendant une réaction de ta part j'ai retenu ma respiration.
C'était comme si le temps se stoppait.

Tu ne peux pas imaginer à quel point j'ai trouvé les secondes longues. Un dixième de minute peut paraître une éternité dans certains cas. Tu es resté impassible et je crois que c'est ça qui a été le pire. J'aurais préféré que tu cries, que tu me jettes dehors... que tu m'embrasses. Mais non. Tu n'as laissé aucune émotion paraître. Ni une expression choquée ou dégoûtée, ni une trace de déconcertation. Rien. Tu m'as simplement répondu que pour toi je n'étais qu'un ami. Que tu étais flatté mais que tu ne m'aimais pas de la même façon. As-tu pensé au mal que tu m'as fait ? Peux tu seulement imaginer ce que j'ai ressenti ? Ta réponse m'a transpercée le c½ur.
Tu ne sais pas à quel point c'est dur d'être repoussé.

Je n'ai rien dit, j'ai serrer les poings. J'ai encaissé. J'ai retenu mes larmes même si mes yeux me piquaient. Je ne voulais pas pleurer devant toi. Quelle image te serais-tu faite de moi ? Un garçon qui pleure pour un chagrin d'amour.
Tu m'aurais sûrement ri au nez.

Je ne sais pas comment j'ai réussi à ne pas m'effondrer devant toi. Je ne savais plus quoi faire. Comment réagir. J'ai continué de fixer le mur un moment, incapable de bouger.
Si tu savais comme j'avais mal.

J'avais envi d'hurler pourtant je n'ouvrais pas la bouche. J'avais envi de me laisser tomber par terre pourtant mes jambes me soutenaient toujours. Et toi tu continuais à accorder ta basse. Tu t'en foutais de ce que je pouvais ressentir ? Tu t'en foutais de me laisser crever là ?
Je venais de t'ouvrir mon c½ur et tu restais insensible.

Après tout, je n'avais rien à attendre de toi.
Après toi, c'est moi qui n'aimait pas la bonne personne.


Tu sais, je voulais seulement t'aimer.






/!\ A ne lire que si vous le désirez. La suite donne un tout autre sens à l'histoire. /!\



[ -Hmm... Qu'est ce que tu fais Gus ?
-Rien, rien. Rendors-toi mon ange...
Je suis assis à ton bureau, tu dors dans ton lit. Je viens juste d'écrire les derniers mots de ma lettre. Sur celle-ci j'ai écrit tout ce que j'ai redouté avant de venir te parler. J'ai tellement eu peur que tu réagisses comme ça. Je la plie et la range dans mes affaires. Tu ne la liras jamais mais j'avais besoin de mettre sur papier mes craintes passées. Pour ne jamais oublier à quel point j'ai stressé. Pour ne jamais oublié que je suis heureux depuis qu'on est ensemble. J'aime tellement quand tu m'embrasses, quand on est juste tout les deux. Et chacun de tes 'je t'aime' me prouvent que j'ai bien fait, ce jour là, de me lancer...
]
Tu sais, je voulais seulement t'aimer...

# Posté le lundi 12 novembre 2007 13:32

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 10:57